Bienvenue dans le monde des Poètes...

Bienvenue dans le monde des Poètes...
Blog tenu par IXO, rejoint par LUNE (qui met son nom entre parenthèses dans le titre pour différencier les articles)






Ce titre pompeux ne cache rien d'autre qu'un avertissement : nous rappelons que tous les articles que nous allons publier sont notre proprté (je crois qu'on l'appelle intellectuelle), merci donc de ne pas copier (et coller).
Par contre vous pouvez faire la pub de ce blog autant que vous voulez.

Tous les textes et illustrations (sauf celles précisées dans images) sont ceux de S. d. C et ceux de T. P.





•Suite d'une longue lignée:
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# Posted on Tuesday, 15 July 2008 at 10:45 AM

Edited on Wednesday, 03 February 2010 at 10:05 AM

Hommage à une fille

Hommage à une fille
Avant tout, avant même de mettre ce blog en forme, de le constuire, de le remplir, je tiens à publier ce poème, fait en hommage à une amie.


Hommage à une fille.

Un jour comme les autres ma foi
Mise à part qu'à ma plus grande joie
Et, d'ailleurs, pour une fois aussi
L'ordinateur daigne être soumis :
MSN surgit sur mon bureau.

Se répandant en moi le bonheur
N'a plus de limite et n'a plus peur
De se montrer ; et quand la première
Discussion s'ouvre, le charme opère.
Un ami prend la parole et dit :

« Ecrit dans ton pseudonyme qu'on
Doit venir en aide à tous ceux qui
Le nécessite dans cette vie. »
Je reste plantée devant l'écran,
A réfléchir pendant un instant.

Prudente j'exige « quelles sont
De cette demande les raisons ? ».
« Car il faut faire un geste aujourd'hui
Jour de charité jusqu'à minuit. »
Convaincue je suis le mouvement.

Je vais voir mon deuxième contact,
Lui demande d'écrire, sans tact,
Ceci : « Viens en aide à tout ceux qui
Le nécessite dans cette vie ».
Et la réponse me cloue sur place.

« Ne compte pas sur moi pour le faire
Ceux qui voudraient avoir du secours
N'en ont pas besoin juste ce jour,
Mais, hypocrites, toute l'année. »
J'admets que ces mots sont plus que vrai.

Mais cette phrase je l'ai laissée
Dans mon pseudo car je ne voulais
L'oublier. Dés lors « donnons de l'aide
A ceux qui le veulent» me précède,
Et restera là plus qu'un hiver.

Un an plus tard la prof de français,
Nous donne une rédaction, le thème :
Faite l'éloge dans un poème
D'une personne. Quand j'ai lut son
Travail j'ai réprimé un frisson.

Bien qu'il y ait des rimes bateau,
Et des maladresses de stylos
J'ai l'ai comprise. Et pour vous parler
De son cran, je lève le secret,
Lourd secret qu'elle portait en silence.

Le titre était : « Hommage à un homme »
Dont toute la vie s'enfuyait comme
Un fleuve qui coule doucement.
Que dire d'autre qu'«Il est très bien»?
Mais pensais-je au poème ou au père ?


D'où son raisonnement étonnant
Venait ? Je le savais à présent.
Les deuils que la vie nous fait subir
Nous font excessivement vieillir,
Encor mieux qu'une quelconque épreuve.

Le soir j'ai allumé internet,
Lu mon pseudo, comme une sornette.
Sur ma joue une larme je crois
S'échappa, preuve de mon émoi,
Pour aller mourir sur le clavier.

Puis une absence de l'héroïne
Ne m'a pas semblait être anodine
Surtout que tous ses amis pleuraient
Tout bas, ou avaient les yeux cernés.
Et, seule, je me doutais de tout.

Mais je ne savais rien, ni à qui
En parler, ni à qui me confier,
Et je restais là, je regardais.
Le soir, voyant mon pseudo très sage,
Je lui ais envoyé un message.

« Tiens bon. Si tu veux me parler n'hésite pas »
Et... Pourquoi me parlerait-elle comme ça?
Mais cela a enlevé un poids de mon c½ur.
Si le lendemain elle esquissa un sourire
Ce n'était pas grâce à moi cette bonne humeur,
Mais ça m'a au moins rassurée et fait plaisir.

Le soir, j'ai pleuré après les cours,
Devant mon pseudo, là pour toujours.
Si je l'ôte sans bonnes raisons,
Mille au moins et de toute façon,
Lecteur amende moi à sa place.

Les malheurs de la vie nous vieillissent.
Je suis vieille. J'avoue sans caprice,
Et c'est vrai, que je ne m'en plains pas.
Je veux que tu saches, Johanna,
Que tu es un modèle pour moi.

Ton visage peut-être un jour s'effacera,
Mais il est certain que le pseudo restera
Bien que je ne l'ai jamais vu, ton père et toi
Etes les nouveaux héros de ce que je crois
Le combat au quotidien de milliers de gens,
Et un jour peut-être le mien, évidemment.

# Posted on Tuesday, 15 July 2008 at 10:51 AM

Edited on Monday, 29 December 2008 at 6:53 AM

Et maintenant avant que j'oublie...

Et maintenant avant que j'oublie...
Il faut que je vous présente la petite bande de fou qui me sert d'amis - ceci est tout à fait mélioratif, je ne peux pas me passer d'eux. Alors les copains, je ne vous classe pas, pas de jaloux:
-les AFAFAPI six folles et un Dragon. Annabelle (Annabelle tout simplement), A**** (son nom est censuré sur ce blog), Furia (la Folle par excellence), Philanna24, (l'ordinateur), Firarwen (^^) (la Dragonaute), Anble (la dessinatrice) et Isaldyor (le Dragon).
-Eraneon
-Vibatee

bon je sais qu'il n'y a pas tout le monde (en fait) mais il faut résumer, mon blog n'est pas fait pour parler de moi. Alors ce sont les dix principaux du net.

Je précise aussi que mon image perso a été crée par Anble.

# Posted on Tuesday, 15 July 2008 at 11:05 AM

Edited on Monday, 29 December 2008 at 6:54 AM

L'Alchimiste de la Lune

L'Alchimiste de la Lune


Voilà une petite fan fiction sur FullMetal Alchemist
(faite pour le modérateur du forum
http://royaumedelalchimie.jeun.fr
- ne vous moquez pas parce que je ne sais pas mettre de lien)
Il faisait nuit noire. Dans les rues une atmosphère lourde régnait, le temps était plutôt à l'orage. Mme Mustang sortit de l'hôpital de fortune des Rockbell.
- Vous êtes sûr que... s'inquiéta-t-elle alors que son mari sortait à son tour, chargé de sac de provisions.
- Ne vous inquiétez pas pour elle, répondit Mme Rockbell sur le pas de la porte.
- Nous sommes vraiment désolés de vous laisser comme ça...
- Ce que vous avez découvert est quelque chose de très important, et vous savez très bien qu'en restant ici vous risquez d'être tuer à tout moment, dit Mr Rockbell pour couper court aux éventuelles remarques de Mr Mustang.
- Bon alors...
Mr Mustang jeta les sacs de nourriture dans le chariot et grimpa à l'avant.
- Faites bon voyage, leur souhaitèrent les époux Rockbell.
- Merci.
Les deux médecins regardèrent le chariot de leurs amis s'éloigner puis rentrèrent silencieusement de l'hôpital pour ne pas réveiller la petite.
- Voilà ce qui arrive lorsqu'on fouille trop loin dans les secrets de l'alchimie, murmura Mr Rockbell.
- Allons, dit Mme Rockbell en entourant la taille de son mari de ses bras gracile, je suis certaine que tout vas bien se passer...
Mr Rockbell ne répondit pas, les yeux plongeaient dans la nuit noire qui laissait place petit à petit au Soleil derrière la fenêtre.

Sept ans plus tard.

Une explosion souffla le bâtiment en face de Sophie et la projeta à terre. Elle se releva tant bien que mal, complètement sonnée. Ses oreilles sifflaient à lui faire exploser la cervelle et elle sentit un liquide poisseux couler sur son bras. Sans aucun doute du sang. Elle marchait en zigzag dans la rue lorsqu'elle aperçut des militaires à l'autre bout. Elle se dépêcha de reculer, le plus silencieusement possible. Les militaires l'aperçurent et se mirent à tirer. Elle jurait par tous les noms et s'enfuyant. Elle entendait les balles sifflaient près de ses oreilles et s'écraser à quelques centimètres à peine de ses pieds. Malgré son état comateux elle sourit en pensant que les militaires d'Amestris ne tiendraient pas longtemps face aux moines guerriers d'Ishbal. Elle faillit tomber lorsque ses pieds butèrent contre un pan de mur qui s'était effondré quelques jours plutôt. Elle se rattrapa de justesse. Soudain ses oreilles se débouchèrent et elle entendit les militaires qui hurlaient à qui mieux-mieux.
- Tuez moi cette vermine ! s'exclama une grosse voix rocailleuse.
Un bras saisit brusquement Sophie. Elle allait crier lorsqu'une petite main se posa sur sa bouche. Sans se débattre elle se laissa entraîner dans une petite ruelle adjacente à la grande avenue. Quand ils furent hors de vue des militaires Léo lâcha son emprise sur la jeune fille pour qu'elle puisse respirer.
- Tu veux mourir ma parole ! chuchota le petit Ishbal en s'accroupissant derrière une poubelle renversée.
- Bien sûr que non ! s'exclama Sophie en se blottissant à côté de lui.
Une salve de coups de feu les empêcha de continuer leur discussion. Des cris de douleurs retentirent. Malgré leur courage et leur force, les Ishbals restaient des humains. Sophie se boucha les oreilles. Léo lui jeta un regard désolé. Cette guerre s'étalait de plus en plus. Il entoura Sophie de ses bras protecteurs et fit semblant de ne pas l'entendre pleurer. La petite, de quatre ans sa cadette, avait été élevée à la fois par les médecins Rockbell et par les moines Ishbals. En fait un peu tout le monde avait participé à son éducation. Les militaires tuaient tout le monde, sans distinction d'âge ou de sexe, et ça elle avait du mal à le comprendre. Elle qui croyait dur comme fer les principes Ishbals voyaient ses théories utopistes tomber à l'eau. Léo caressa doucement les cheveux de la fillette. Sept ans ce n'était pas un âge pour découvrir la guerre et la mort de masse.
Les coups de feu se calmèrent. Les militaires passèrent devant leur ruelle sans leur prêter un regard. Lorsque tous les bruits de bottes eurent disparus, Léo se releva et força Sophie à faire de même. La petit s'était calmée et attendait simplement que Léo lui dise quoi faire. Les parents du garçon étaient morts quelques jours plutôt et son oncle, qui l'avait recueillit, était un des principaux leaders de la résistance.
- Retournons à l'hôpital, je t'accompagne, dit Léo en tirant Sophie dans la rue encombrée de morceaux de murs, de tuyaux, de balles et de cartouche vide.
Quelques cadavres pourrissaient lentement, à moitié mangés par les vautours.
- Pourquoi es-tu partit de là-bas ? demanda Léo en hissant la petite au dessus d'un mur qui s'était écroulé.
Du haut du mur Sophie fixa ses yeux bruns-rouge dans ceux d'un rouge beaucoup plus affirmait que Léo.
- J'ai reçu une lettre d'Amestris ce matin...
- Ah bon ? s'étonna Léo en sautant le mur et tendant ses bras pour attraper la jeune fille.
Sophie se laissa tomber dans le vide.
- Il paraît que mes parents sont morts...
- Je suis désolé, dit tristement Léo en attrapant la main de Sophie pour qu'ils continuent à avancer malgré tout.
- Il paraît qu'ils ont été prit au milieu d'une fusillade entre des gangsters et la police.
Léo se mordit la lèvre inférieure. Ce ne pouvait être qu'un mensonge. Il n'avait que trois ans lorsque les Mustang avaient quitté Ishbal, mais son oncle disait souvent que c'était à cause de l'Alchimie, et d'un secret terrible. S'ils étaient morts, c'était plutôt parce que l'armée les avait retrouvés et éliminés... Cependant il ne dit rien à Sophie, il sentait que la mort de ses parents naturels la rendait plutôt indifférente. Elle avait vu ses dernières semaines tellement de personne qui lui étaient plus proches mourir que la mort de ses deux personnes, inconnues pour elle, ne lui faisait ni chaud ni froid. Léo eut une pensée pour eux, « à la place de Sophie » pensa-t-il. Mais il ne blâmait pas Sophie, il comprenait qu'il ne pouvait en être autrement. Ils arrivèrent devant une grande artère. Léo ralentit le rythme, cette artère était souvent occupée par les militaires, il fallait se montrer prudent pour passer.
Après avoir jetait un coup d'½il il revint chercher Sophie et ils se dépêchèrent de traverser. Une énorme explosion les figea sur place. Sans signes avant coureur la maison à leur droite venait d'exploser. Simultanément un énorme mur se matérialisa devant eux. Un rire aigue résonna dans toute l'allée, autrefois fleurie et colorée. Sophie jetait des coups d'½il plutôt calmes un peu partout, à la recherche de la personne qui riait ainsi. Malgré tout ce qu'elle pensait contre la guerre, l'enseignement des moines Ishbals lui était bien utile et en cas de problèmes elle savait parfaitement se défendre. Léo ne put pourtant s'empêcher de la faire reculer derrière lui. Il ne souffrirait pas que quiconque fasse du mal à la petite. Il la poussa doucement à droite, mais un autre mur s'éleva devant lui. Un petit bonhomme moustachu leur faisait face, et derrière lui, un grand homme, haut de deux mètres, et plus musclé que la moyenne des Ishbals. Léo fit encore reculer Sophie derrière lui.
- Va-t-en pendant que je les distraits...
- Mais...
Sophie regardait Léo, les yeux humides. Son c½ur battait à tout rompre, elle avait l'impression que si elle s'enfuyait ainsi elle ne reverrait jamais l'Ishbal.
- Fait ce que je te dis, répliqua Léo durement.
Sophie eut l'impression qu'on lui enfonçait un couteau dans le c½ur. Elle voulait rester avec Léo. Elle ne voulait pas le quitter, elle ne pouvait pas le laisser seul face à ses deux alchimistes.
Sans lui laisser le temps de penser plus Léo la poussa vers une échappatoire et se précipita sur les alchimistes. Les lames de ses couteaux d'argents résonnèrent lorsqu'il les sortit. Entraînée par l'élan que lui avait donné Léo en la poussant et par la peur, Sophie se mit à courir comme une folle vers l'hôpital, qui n'était plus qu'à quelques rues.

Elle entra dans la maison de Rockbell trempée de sueur et de larmes. Son bras la faisait souffrir.
- Sophie ! s'exclama Mme Rockbell en se précipitant à la rencontre de sa fille adoptive.
Elle l'entoura de ses bras protecteurs et l'emmena dans la salle de bain. Elle l'aida gentiment à se déshabiller et lui apporta une cuvette d'eau chaude pour qu'elle se lave. Quand elle fut propre sa mère l'aida à soigner son bras. La blessure était propre mais assez profonde. Mme Rockbell dut la recoudre. Elle enjoignait Sophie d'aller se reposer lorsque Mr Rockbell entra dans la salle.
- Comment vas-tu ? demanda-t-il en s'accroupissant pour être à hauteur de leur fille adoptive.
- Ça va ! répondit-elle en rassemblant tout son courage.
- C'est bien alors.
Il se releva et parla tout bas à Mme Rockbell. Sans faire la grimace, sa figure exprima clairement du désarroi et jeta un regard atone à Sophie.
- Que se passe-t-il ? demanda la jeune fille ne tirant la blouse du chirurgien, tâchée de sang.
- Ne t'inquiète pas, dit-il en passant sa main dans les cheveux de la petite. Vas te coucher, il est tard.
Sophie bougonna qu'elle n'était pas fatiguée mais partit quand même se coucher dans une des chambres à l'étage.

Allongée dans son lit, elle se disait qu'elle ressemblait plus à un légume qu'à un homme. C'était comme si elle n'avait plus peur des explosions au loin, et des coups de feu. Comme si tout cela était devenu normal. Elle n'était plus vraiment révoltée contre toutes ces horreurs, juste laissée. Elle s'endormit rapidement, contrairement aux premiers jours du conflit ou elle ne pouvait fermer l'½il tant elle avait peur que la prochaine explosion soit celle de sa maison.

Elle se réveilla en sursaut. Groggy elle regarda à la fenêtre, il faisait complètement nuit. L'armée avait apparemment décidée de prendre une nuit de repos et pour la première fois depuis longtemps la nuit était complètement silencieuse. Sophie tira prudemment le rideau de sa fenêtre. Une grande bouffée d'être frais lui sauta au visage et elle sourit avec délice. Un cri horrible retentit. Elle fut si surprise qu'elle hurla elle-même et mit un moment à réussir à s'habiller. Elle tremblait de tous ses membres tant elle avait eu peur. Quand elle eut enfin réussit à enfiler quelque chose de décent elle descendit en trombe dans les escaliers et se précipita vers la salle de l'hôpital.
Un grand Ishbal, couvert de bandage, au regard de démon et au visage déformé par la haine se tenait debout, un couteau ensanglanté à la main. Tous les aides des docteurs et les patients les plus valides tentaient de le retenir dans sa folie. Sophie avisa ensuite les corps de ses parents adoptifs par terre. Un instant elle ne sut pas quoi faire. Elle avait reconnue facilement cet homme aux cheveux blancs, qui était un ami de Léo. Elle l'avait toujours apprécié et malgré ses problèmes avec son frère il avait toujours été attentionné à son égard. Que lui arrivait-t-il pour faire de pareil chose ?
Elle prononça son nom d'une voix étranglé, le grand Ishbal se calma. Il regarda un instant la fillette d'un regard étrange où se mêlait la rage et la culpabilité puis se dégagea d'un geste puissant des quelques personnes qui le maintenaient et s'enfuit dans la nuit. Au loin des coups de feu retentirent.
Sophie se précipita vers ses parents, allongés au sol. Deux jeunes assistants accoururent aussi. Les deux médecins étaient vivant, la femme en meilleur état que l'homme dont le poumon droit avait été gravement touché.
- Maman, dit Sophie en s'agenouillant.
Elle avait mouillé un bout de tissus et nettoyait la blessure pendant qu'un des assistants préparaient les pansements. Soudain un moine Ishbal fit irruption dans la salle.
- Tout le monde dégage ! Les Alchimistes arrivent !! allez ! dépêchez vous...
Trois acolytes le dépassèrent pour se charger des plus invalides. Les patients commencèrent à sortirent en criant, s'appelant...
- Silence bande de chiens galeux ! s'exclama une voix fortement déplaisante.
Un coup de feu retentit en l'air et le silence se fit. Les derniers patients sortirent de la salle, il ne restait plus que Sophie, le couple Rockbell et un assistant. Le jeune apprenti prit Sophie à côté de lui.
- Qu'avons-nous là ? demanda l'Alchimiste Ecarlate en entrant au milieu d'un nuage de fumé.
Derrière lui se trouvait l'Alchimiste de Flamme – Sophie le reconnut au gant qu'il portait et l'Alchimiste au sang d'Acier Basque-Gran, célèbre parmi les combattants Ishbals car il avait défendu le grand prêtre et avait tout fait pour arrêter la guerre lorsque celui-ci s'était rendu.
- Ah ce sont les médecins... murmura l'Alchimiste Ecarlate avec un sourire dépité, bah, ils sont déjà mort...
- Ils ne sont pas morts ! hurla Sophie.
L'assistant la pris dans ses bras et mit sa main devant sa bouche pour la faire taire.
Kimblee tourna son regard vers la jeune fille.
- Qui es-tu toi ?
Il avisa sa peau mate et son regard brun –rouge.
- Tu n'es pas Ishbal... il s'approcha un peu plus de la jeune fille pour mieux l'examiner.
Derrière elle Sophie sentit l'assistant trembler, mais elle ne savait pas si c'était de rage ou de peur.
- Tu ressembles à quelqu'un que je connais... ajouta Kimblee en prenant le visage de Sophie entre ses doigts.
- Lâchez là, ordonna l'assistant en tirant Sophie en arrière pour la soustraire à l'étude de l'Alchimiste Ecarlate.
- Oulàlà, voilà quelqu'un de bien présomptueux... grimaça Kimblee en se relevant. Il se cambra un peu pour s'étirer le bas du dos.
L'assistant poussa Sophie contre une commode alors que Kimblee commençait à faire des étincelles avec ses mains. La jeune fille s'assomma proprement sur le meuble et perdit connaissance. Le meuble, déjà peu solide, vacilla un peu avant de retrouver un équilibre précaire. Des tas de lettre et de photo tombèrent des tiroirs.

Lorsqu'elle reprit conscience quelques minutes plus tard une odeur étrange régnait dans la salle. L'assistant avait disparut. Sophie bougea légèrement. Toujours à moitié assommée elle voyait flou et les sons lui parvenait déformé. Elle remua un peu et vit quelque chose de bizarre à côté d'elle, comme un bout de chair. Elle se retint de hurler. Ses membres furent prit de tremblements intenses.
- Pourquoi n'êtes vous pas partit lorsque l'ordre d'évacuation a été donné ? demanda Basque-Gran en s'adressant aux médecins.
Les soldats les avaient relevés, dos à dos. Mr Rockbell était inanimé, au seuil de la mort. Sa femme se tenait plus droite, mais n'était pas au mieux de sa forme quand même.
- Nous n'allions quand même pas laisser ses gens mourir sans rien faire ! s'exclama Mme Rockbell en relevant la tête.
- Bien sûr que si, c'est ce que vous auriez du faire...
Sophie n'écoutait qu'à moitié. L'Alchimiste Ecarlate était hors de son champ de vision. Basque Gran se tenait à côté de deux médecins. Derrière lui le Flamme Alchimiste resté impassible, même s'il ne semblait pas aimer ce qu'il se passait. Soudain elle se rendit compte qu'il la regardait fixement, comme s'il venait de voir quelque chose d'horrible.
La jeune fille tenta de se relever mais sa tête lui tournait et elle ne fit que retomber lourdement sur le sol.
- Vous n'auriez pas du rester, continuait Basque Gran, maintenant vous êtes considérés comme complices. Nous avons pour ordre de vous exécuter.
- Non ! Sophie retrouva miraculeusement son équilibre et se précipita vers sa mère adoptive.
Un bras passa devant ses yeux et la contraint à reculer. Au dessin graver sur la paume de ce bras Sophie compris que l'Alchimiste Ecarlate venait de l'attraper.
- Ola, tout doux, petite...
- Lâchez-moi ! s'exclama-t-elle en se débattant.
Elle gigotait comme une furie. Kimblee resserra sa prise doucement et Sophie cessa de gigoter quand elle sentit que l'air commençait à lui manquer.
- C'est mieux comme ça... susurra Kimblee. Général de Brigade Basque Gran, regardait ça... ajouta Kimblee en tendant une liasse de papiers au géant couvert de cicatrices.
- De mieux en mieux, dit celui-ci en souriant, des plans pour s'échapper de la ville, et voici le plan du grand temple. Voici des preuves en plus de votre complicité. Tiens, qu'est-ce que c'est que ça... s'étonna le Génral de Brigade qui avait continué à fouiller les papiers.
Sophie aperçut la lettre qu'elle avait reçue le matin même. Elle essaya de dire au géant de laisser ça tranquille mais l'alchimiste Ecarlate l'empêchait toujours de parler.
- Chère Mademoiselle, commença à lire le Générale de Brigade, j'ai la tristesse de vous annoncer que vos parents ont trouvé la mort lors d'une fusillade engageant l'armée et une bande de terroristes recherchée depuis longtemps et...
Le Général continuait à lire et ne faisait pas attention aux réactions des diverses personnes qui se trouvaient dans la pièce. Sophie suffoquait, Kimblee jubilait, Mme Rockbell tenait encore difficlement assise mais la réaction la plus intéressante était celle de l'Alchimiste de Flamme qui fronçait les sourcils, le teint livide, voyant ses pires craintes se confirmer. Il avait lui-même reçu la même lettre le matin même. Il regardait tour à tour Basque Gran, Kimblee et les Rockbell, évitant de poser son regard sur la petite. Finalement Basque Gran jeta un coup d'½il sur Roy Mustang et termina la lettre, il partageait maintenant le sourire de Kimblee. En laissant tomber les papiers par terre le Générale de Briguade se tourna vers la sortie en disant :
- Malheureusement il ne doit y avoir aucun témoin. Dommage...
- Oui, vraiment, soupira l'Alchimiste Ecarlate.
- Allez Mustang, tues les maintenant, ordonna le Général de Brigade.
- Quoi... s'étrangla Sophie qui peinait à comprendre.
- Il a dit « tues-les tous », répéta Kimblee à l'oreille de la jeune fille.
- Mais...
Sophie jeta un regard implorant vers son frère complètement perdu. Il ne pouvait pas, malgré son engagement, obéir à de tels ordres. Il connaissait les médecins à travers leurs nombreuses lettres dans lesquelles ils l'informaient de l'état de sa s½ur et lui envoyaient des fois une photo d'elle, faute de pouvoir le faire à leurs parents.
- Dépêches-toi Flamme alchimiste on n'a pas que ça à faire, le provoqua Basque Gran.
- Je...
Basque Gran lui jeta interrogateur.
- Bon j'ai une meilleur idée, achève seulement ces deux là, le Général pointa grossièrement du doigt les médecins, et que quelqu'un emmène la petite à l'infirmerie, elle fera une bonne recrue...
Roy ne bougeait toujours pas.
Sophie elle par contre réagit et se mit à crier tout ce qu'elle pouvait qu'il ne fallait pas tuer les médecins. Son argumentation était ponctuée d'injures et de larmes et finalement l'Alchimiste Ecarlate l'assomma d'un coup de poing bien placé. Il la hissa sur son épaule et sortit de la maison. Avant de passer le seuil de la porte il lança un drôle de sourire à Roy. Le Générale Basque Gran le suivit.


Suite au prochain épisode

# Posted on Tuesday, 15 July 2008 at 11:11 AM

Edited on Monday, 29 December 2008 at 7:14 AM

A la Vie, à la Mort.

  A la Vie, à la Mort.
Cette nouvelle m'a été inspiré de ma vie quotidienne et de la Bande Dessinée SOS Bonheur.


Ode à la vie

Tous les jours c'était la même chose : à six heures sortir de l'usine courir pour attraper le bus, attendre qu'il ait fait tous les arrêts, descendre.
Aujourd'hui jour comme les autres : smog et gris. Je rentre ma tête dans mon manteau pour éviter que le vent ne brûle plus mes joues. Je salut les deux autres femmes aux machines et je pars en pestant contre le froid. Pour ne pas faire attention au triste paysage, je baisse la tête et pense à ce que je ferais ce soir. Je ferais la même chose que d'habitude.
Des rires me sortent de ma longue litanie. Je tourne la tête à droite, à gauche, à la recherche de leur source. Une bande de gosses, la morve au nez, me passe entre les jambes. Des illegs. Les jeans déchirés, le T-shirt sale et boueux, certes. Mais ils rigolent. Les cheveux sales, les mains crasseuses. Certes. Mais ils sourissent. Je regarde à droite. Il y a toujours un agent au coin de cette rue. Il me tourne le dos. Les enfants disparaissent. Heureusement. Je ne voulais pas les dénoncer. Je continue de marcher. Je souris à l'agent. Innocemment. Innocente. J'ai déjà oublié les enfants. Apparaît dans mon champ de vision la vieille femme. Petite, maigre, les cheveux grisonnants. Tous les jours elle passait là pour promener son petit chien. Petit, maigre, les poils grisonnants. Son manteau est bleu ciel. Même cette couleur paraît fade au milieu du brouillard. Son chien est recouvert d'un petit tissu collé sur son dos. Petit tissu écossais, aux motifs rouges et verts. Mêmes ses couleurs sont tristes au milieu de la grisaille.
Comme d'habitude elle traverse la petite entrée du parking des résidents des immeubles alentours. Devant elle son chien tire la laisse de façon désinvolte. Quels plaisirs a-t-elle à promener son chien ? J'aimerais le savoir.
Je traverse la rue perpendiculaire. Après avoir salué une connaissance je m'assois sur le banc de fer gelé, face à une pub de parfum où une jeune femme pose de façon provocante. Le temps passe. Comme d'habitude. Le brouillard s'épaissit. Je vais pour soupirer mais me retient lorsque j'aperçois le regard insistant d'un policier posé sur moi. Le bus arrive pour me sauver la vie. Je monte dedans. Heureusement demain j'ai mon jour de congé.

Ode à la mort

Deux jours plus tard. Le bus me dépose devant l'arrêt, comme d'habitude.
Je descends et m'arrête, en proie à une vive agitation. Des voitures de polices sont garées un peu partout, en bazar, bloquants les résidents. Un camion du SAMU pousse des rugissements languissants, déchirants mes tympans. Soucieuse j'hésite à continuer. Mais je n'ais plus le choix. Faire demi-tour pourrait paraître un peu suspect. Le visage de marbre je passe au même pas que d'habitude devant toute cette agitation.
Mais, curieuse, je ne peux m'empêcher de tourner la tête. Je vois alors le triste manteau bleu ciel étalé par terre. Couvert de sang. Je détourne le regard. Je croise les yeux d'un jeune journaliste. L'appareil à la main il s'arrête un instant de mitrailler le cadavre de photos pour me regarder. Je fais comme si de rien n'était.
Mon c½ur cogne contre ma poitrine comme un marteau. Je ne connaissais pas cette femme. Je la voyais juste traverser cette route tous les jours. Je ne la connaissais pas. Mais je pouvais prévoir chacun de ses mouvements. Pourquoi est-ce que je ressens cette pointe d'angoisse ? Je suis bête. Mais comment puis-je être triste pour quelqu'un je ne connais pas ? « Est-ce que le fait de ne lui avoir jamais adressé la parole t'interdit de ressentir de la tristesse pour elle ? » me demanda une voix dans ma tête. Oui ! Bien sûr... Ce n'était pas de la tristesse d'abord ! C'était de la pitié ! Et pourtant je ne la verrais plus jamais... plus jamais traverser cette route dans le brouillard... comme d'habitude.
Le journaliste me suit du regard encore un instant. Il m'observe comme une bête. Il s'arrête encore une fois de prendre des photos, adresse deux mots au policier à côté de lui. Celui-ci se retourne et me regarde. Sourit. Mais cette dame est morte...et je m'en fou. Et eux aussi. Et ce n'est pas normal. Tous les jours c'est la même chose.
La journée se passe. Comme d'habitude. A six heures je sors de l'usine.
Aujourd'hui jour comme les autres : smog et brouillard. Je rentre ma tête dans mon manteau pour éviter que le vent ne brûle plus mes joues. Je salut les deux autres femmes aux machines et je pars en pestant contre le froid. Pour ne pas faire attention au triste paysage, je baisse la tête et pense à ce que je ferais ce soir. Je ferais la même chose que d'habitude.
Les rires me sortent de ma longue litanie. Je tourne la tête à droite, à gauche, à la recherche de leur source. Une bande de gosses, la morve au nez, me passe entre les jambes. Des illegs. Les jeans déchirés, le T-shirt sale et boueux, certes. Mais ils rigolent. Les cheveux sales, les mains crasseuses. Certes. Mais ils sourissent. Je regarde à droite. L'agent est toujours là.
Apparaît dans mon champ de vision la vieille femme. Comme tous les jours. Comme d'habitude. La veille femme habillée en bleu clair. Comme tous les jours. Comme d'habitude.

# Posted on Tuesday, 15 July 2008 at 11:21 AM

Edited on Monday, 29 December 2008 at 3:33 PM